
La finale de la Diamond League a offert vendredi 4 septembre 2026 une nouvelle vitrine aux talents africains. À Bruxelles, la Sénégalaise Saly Sarr a décroché le titre du triple saut avec une marque de 14,96 m, devenant la première athlète sénégalaise, hommes et femmes confondus, à s’imposer dans l’histoire de la prestigieuse compétition. Plusieurs autres représentants du continent ont également marqué les esprits, notamment le Kenyan Emmanuel Wanyonyi, le Camerounais Emmanuel Eseme et le Botswanais Collen Kebinatshipi.
Saly Sarr, une première historique pour le Sénégal
À seulement 23 ans, Saly Sarr vient d’inscrire son nom dans l’histoire de l’athlétisme sénégalais. La championne d’Afrique en titre a remporté le concours du triple saut féminin lors de la finale de la Diamond League disputée à Bruxelles. Avec un saut mesuré à 14,96 m, la Sénégalaise a devancé les Cubaines Leyanis Pérez Hernández, deuxième avec 14,82 m, et Davisleydis Velazco, troisième avec 14,73 m.
Cette victoire revêt une dimension particulière pour le Sénégal. Jamais auparavant un athlète du pays, homme ou femme, n’avait remporté une épreuve en finale de la Diamond League. Saly Sarr devient ainsi la première à franchir ce cap, au terme d’une saison qui confirme sa progression au plus haut niveau international.
La Sénégalaise avait déjà frappé fort quelques jours auparavant. Lors du meeting de Silésie, le 23 août, elle s’était imposée en améliorant son propre record national du triple saut. À Bruxelles, elle a confirmé cette dynamique malgré un concours irrégulier, avec notamment un premier essai non mesuré, avant de signer 14,95 m dès sa deuxième tentative puis 14,96 m pour aller chercher la victoire.
Wanyonyi confirme son règne sur le 800 m
L’Afrique de l’Est a également été à l’honneur dans la capitale belge. Le Kenyan Emmanuel Wanyonyi a dominé le 800 m en 1 min 41 s 80, une performance qui lui permet de décrocher un quatrième titre consécutif en Diamond League sur cette distance.
Champion olympique et champion du monde, le Kenyan continue ainsi d’affirmer son statut de référence mondiale sur deux tours de piste. Sa régularité au plus haut niveau constitue l’une des grandes forces de sa carrière et illustre une nouvelle fois la profondeur du réservoir kényan sur les courses de demi-fond.
Derrière lui, l’Algérien Djamel Sedjati a pris la deuxième place. Cette nouvelle présence africaine sur le podium confirme l’importance du continent dans une discipline traditionnellement dominée par les spécialistes de l’Afrique de l’Est.
Eseme et Ajayi s’invitent dans le sprint mondial
Le 100 m a également offert un spectacle de premier plan avec une forte représentation africaine. Le Jamaïcain Oblique Seville, champion du monde, s’est imposé en 9 s 90.
Le Camerounais Emmanuel Eseme a réalisé une remarquable deuxième place en 9 s 93, confirmant sa capacité à rivaliser avec les meilleurs sprinteurs de la planète.
Le Nigérian Kayinsola Ajayi a complété le podium. Avec deux Africains dans les trois premiers, l’épreuve reine du sprint a ainsi offert une nouvelle illustration de la montée en puissance des sprinteurs du continent.
Pour Eseme, cette performance constitue surtout un signal fort avant les prochaines grandes échéances internationales. Le Camerounais continue de s’installer parmi les hommes capables de jouer les premiers rôles sur la ligne droite.
Kebinatshipi fait tomber un nouveau record
Le Botswanais Collen Kebinatshipi a, lui aussi, marqué cette première soirée de la finale bruxelloise. Il a remporté le 400 m en 43 s 40, établissant au passage un nouveau record de la Diamond League.
Cette performance confirme la progression spectaculaire du jeune sprinteur botswanais. Avec cette nouvelle marque, il se rapproche encore davantage des meilleurs chronos de l’histoire du 400 m et occupe désormais la cinquième place ex æquo du classement mondial de tous les temps. Le Botswana, déjà réputé pour ses performances dans le sprint long, confirme ainsi son statut de nation montante de l’athlétisme africain.
Entre le titre historique de Saly Sarr, la domination d’Emmanuel Wanyonyi, le podium d’Emmanuel Eseme et de Kayinsola Ajayi et le record de Collen Kebinatshipi, la première soirée de la finale de la Diamond League à Bruxelles a largement souri aux représentants africains.
Ces performances traduisent une réalité plus large : l’athlétisme africain ne se limite plus aux seules disciplines de fond et de demi-fond. Le sprint, les concours et les épreuves de vitesse voient désormais émerger des champions capables de s’imposer face à une concurrence mondiale particulièrement relevée.
La deuxième soirée de la finale, programmée samedi 5 septembre à Bruxelles, doit encore permettre à d’autres représentants du continent de se mesurer à l’élite mondiale. Après une première journée déjà riche en performances, l’Afrique peut encore espérer enrichir son bilan sur la scène de la Diamond League.