
L’Afrique du Sud a remporté samedi à Johannesburg le troisième acte de la « Rugby’s Greatest Rivalry » face à la Nouvelle-Zélande (29-24). Au terme d’un match particulièrement disputé, les Springboks prennent les commandes de cette série exceptionnelle avec deux succès contre un pour les All Blacks. Les Néo-Zélandais devront désormais s’imposer à Baltimore, aux États-Unis, pour éviter de laisser définitivement la tournée aux doubles champions du monde en titre.
Les Springboks frappent encore dans leur jardin
Le Soccer City Stadium de Soweto a été le théâtre d’un nouveau chapitre d’une des rivalités les plus prestigieuses du rugby mondial. Après deux premières confrontations qui avaient laissé les deux sélections à égalité, l’Afrique du Sud a fini par faire la différence dans un troisième duel où l’engagement physique et l’intensité ont atteint leur paroxysme.
Les All Blacks ont pourtant parfaitement lancé les hostilités. Portée par un Ardie Savea particulièrement entreprenant, la Nouvelle-Zélande a inscrit deux essais dans la première demi-heure, à la 10e puis à la 25e minute. Mais le capitaine néo-zélandais, essentiel dans le dispositif de Dave Rennie, a dû quitter prématurément ses partenaires après avoir été touché à l’épaule. Cette sortie a constitué un premier coup dur pour les visiteurs, qui ont progressivement subi la montée en puissance sud-africaine.
La puissance sud-africaine fait la différence
Les Springboks, eux aussi privés de l’un de leurs atouts offensifs, Cheslin Kolbe, n’ont jamais laissé leurs adversaires prendre définitivement le large.
Kurt-Lee Arendse a permis aux champions du monde de recoller au score avant qu’une domination impressionnante en mêlée ne débouche sur un essai de pénalité à la 36e minute. À la pause, les deux équipes étaient dos à dos (12-12), confirmant l’équilibre qui caractérise cette série.
Au retour des vestiaires, les All Blacks ont de nouveau pris l’initiative. Will Jordan a franchi la ligne à la 55e minute pour redonner l’avantage à la Nouvelle-Zélande. Ruben Love n’a toutefois pas réussi à transformer l’essai, laissant les Sud-Africains à portée de fusil.
La réaction des Boks ne s’est pas fait attendre. Deux minutes plus tard, Jesse Kriel a remis les siens devant (19-17), relançant complètement un match devenu irrespirable.
Malcolm Marx porte le coup décisif
Dans cette bataille où chaque possession pouvait faire basculer la rencontre, l’Afrique du Sud a une nouvelle fois pu compter sur sa puissance dans les phases de conquête.
À la 65e minute, le talonneur Malcolm Marx a concrétisé la domination sud-africaine en inscrivant un nouvel essai. Un coup d’accélérateur décisif pour les Springboks, qui ont ensuite résisté aux assauts néo-zélandais jusqu’au coup de sifflet final.
Avec cette victoire 29-24, l’Afrique du Sud mène désormais deux succès à un dans cette tournée de quatre matches.
Les All Blacks condamnés à réagir
Cette défaite constitue une première alerte pour la Nouvelle-Zélande, qui avait retrouvé de l’élan depuis l’arrivée de Dave Rennie à la tête de la sélection.
Les All Blacks ont montré à Johannesburg qu’ils étaient capables de rivaliser avec les champions du monde, mais ils ont une nouvelle fois été rattrapés par la puissance et l’efficacité sud-africaines dans les moments décisifs.
Surtout, la Nouvelle-Zélande ne peut désormais plus remporter la série. Pour espérer terminer à égalité, elle devra impérativement gagner le quatrième et dernier affrontement.
Baltimore pour une dernière bataille
Le dernier rendez-vous est programmé la semaine prochaine à Baltimore, aux États-Unis. L’enjeu sera clair : confirmer la domination pour l’Afrique du Sud ou sauver l’honneur pour la Nouvelle-Zélande.
Cette ultime confrontation s’annonce d’autant plus explosive que les deux nations restent séparées par une rivalité historique et un palmarès exceptionnel. Après Johannesburg, les Springboks disposent désormais d’un avantage précieux. Aux All Blacks de trouver les ressources pour prolonger le suspense.