
La sélection féminine guinéenne U18 dispute depuis ce mercredi le Championnat du monde de handball en Roumanie après une préparation marquée par d’importantes difficultés. Privées de leur gymnase, détruit au Stade du 28-Septembre, les jeunes Guinéennes ont été contraintes de s’entraîner sur le bitume, dans des conditions loin des standards internationaux.
À quelques jours de leur entrée en lice, les championnes du monde de l’IHF Trophy 2026 ont multiplié les séances sur une chaussée en goudron, sans revêtement adapté ni tracé réglementaire. Une situation qui a profondément perturbé leur préparation et obligé le staff technique à revoir son programme. Le directeur technique national de la Fédération guinéenne de handball, Bakary Kaba, regrette une situation qui compromet les ambitions de l’équipe. Il explique que la destruction du gymnase, apprise alors que la délégation se trouvait en Chine, a constitué un véritable choc pour les joueuses. Selon lui, l’adaptation entre un revêtement Teraflex et le goudron est considérable et a compliqué le travail de préparation.

Même constat pour la sélectionneure Clémentine Mara, qui souligne avoir dû adapter les entraînements aux contraintes imposées par le manque d’infrastructures et la saison des pluies. Les risques de blessures ont également augmenté, comme l’a confirmé la joueuse Fatou Kéita, évoquant des douleurs récurrentes chez certaines de ses coéquipières malgré les précautions prises par le staff. Pour offrir de meilleures conditions de travail à son équipe avant le départ pour la Roumanie, la Fédération guinéenne a bénéficié du soutien de son homologue sénégalaise. Un stage d’une semaine a ainsi été organisé à Dakar, où les joueuses ont pu retrouver une salle d’entraînement avant de rejoindre la compétition.
Malgré cette préparation perturbée, la Guinée entend défendre ses ambitions. Sacrée championne du monde de l’IHF Trophy chez les cadettes et les juniors en 2026, elle devra toutefois relever un immense défi face à des nations comme l’Espagne et l’Allemagne, références mondiales de la discipline. Les Guinéennes espèrent désormais que leur résilience compensera les difficultés rencontrées en amont du tournoi.