
La 31e édition du Tour du Bénin n’a pas connu le scénario attendu pour son lancement. La première étape, pourtant bien engagée sur plus d’une centaine de kilomètres, a été interrompue en plein circuit final par les organisateurs. Une décision exceptionnelle, prise alors que le peloton disputait les derniers tours en zone urbaine, et motivée par des impératifs de sécurité devenus impossibles à garantir.
Après une longue portion en ligne reliant deux localités du nord du pays, les coureurs avaient entamé un circuit final de plusieurs boucles à parcourir en ville. C’est durant cette phase décisive, généralement propice aux stratégies d’équipes et aux accélérations finales, que les dysfonctionnements ont été observés. Des carrefours mal sécurisés, un jalonnement approximatif et, surtout, la présence inattendue de véhicules sur l’itinéraire officiel ont rapidement alerté les commissaires de course.
Face au risque grandissant pour les cyclistes encore en lice, la direction de l’épreuve a opté pour l’arrêt pur et simple de l’étape. Une mesure rare à ce niveau de compétition, mais jugée nécessaire pour préserver l’intégrité du peloton. Les responsables techniques ont reconnu que les conditions de sécurisation du tracé ne répondaient plus aux exigences minimales requises pour poursuivre la course dans des conditions normales.
Une séance de travail est annoncée entre le comité d’organisation et les experts techniques mandatés pour encadrer l’épreuve, afin d’identifier précisément les failles observées et d’apporter des correctifs immédiats. L’objectif c’est , d’éviter qu’un tel incident ne se reproduise lors des prochaines étapes.
Malgré ce contretemps, la compétition se poursuit dès le lendemain avec un nouveau parcours plus court, censé relancer la dynamique sportive de cette édition.
Le plateau reste relevé, avec la présence des équipes nationales et de plusieurs sélections étrangères venues d’Afrique de l’Ouest et d’Europe. Après une première journée marquée par l’imprévu, le Tour du Bénin espère désormais recentrer l’attention sur la performance des coureurs plutôt que sur l’organisation.