
Le football féminin africain tient peut-être l’un de ses plus grands exploits chez les jeunes. Les Flamingos du Nigeria ont validé leur billet pour la finale de la Coupe du monde féminine U17 2026 en dominant le Brésil (3-1), mercredi 4 novembre, au Maroc. Une qualification historique qui fait des Nigérianes la première sélection africaine à atteindre la dernière marche de cette compétition. Elles affronteront le Japon, samedi 7 novembre, avec l’ambition de décrocher un premier sacre mondial.
L’Afrique du football peut être fière de ses représentantes. Les jeunes Nigérianes viennent de réaliser une performance majeure sur la scène internationale en éliminant le Brésil en demi-finale de la Coupe du monde féminine U17. Au terme d’une rencontre maîtrisée, les Flamingos se sont imposées sur le score de 3 buts à 1 et ont inscrit leur nom dans l’histoire du tournoi.
Au Maroc, les joueuses dirigées par Akeem Busari ont livré une prestation convaincante face à une formation brésilienne qui n’avait pas encore connu la défaite dans cette édition. Après une première période disputée et sans réalisation, les Nigérianes ont haussé leur niveau de jeu au retour des vestiaires, imposant progressivement leur rythme à leurs adversaires.
La délivrance est intervenue à la 56e minute. Queen Joseph a trouvé le chemin des filets pour donner l’avantage au Nigeria et concrétiser la domination de son équipe. Portées par cette ouverture du score, les Flamingos ont poursuivi leurs offensives et accentué la pression sur la défense brésilienne.
La suite de la rencontre a été marquée par l’efficacité d’Awawu Bashiru. L’attaquante nigériane a inscrit le deuxième but à la 71e minute avant de s’offrir un doublé à la 80e minute. Avec cet avantage de trois buts, le Nigeria avait pratiquement assuré sa qualification. Le Brésil a certes réduit l’écart à la 89e minute grâce à Greise Kelly, mais cette réaction tardive n’a pas suffi à inverser le résultat.
Le Nigeria s’est ainsi imposé 3-1, confirmant la qualité de son parcours et sa capacité à rivaliser avec les grandes nations du football féminin mondial.
Une première historique pour le football africain
Cette qualification dépasse largement le cadre d’une simple victoire en demi-finale. Pour la première fois depuis la création de la Coupe du monde féminine U17, une sélection africaine atteint la finale. Les Flamingos ouvrent ainsi une nouvelle page de l’histoire du football féminin sur le continent.
Le Nigeria améliore également sa précédente performance dans cette compétition. Lors de l’édition 2022 organisée en Inde, les Nigérianes avaient terminé à la troisième place. Quatre ans plus tard, elles franchissent un nouveau palier en se hissant dans le dernier carré, avec désormais une occasion de jouer pour le titre mondial.
Cette réussite récompense le travail de formation et les efforts consentis autour du football féminin nigérian. Elle constitue aussi un signal encourageant pour les autres nations africaines, qui voient désormais qu’une sélection du continent peut prétendre aux plus hautes distinctions dans les catégories de jeunes.
Le Japon, dernier obstacle avant le sacre
Pour transformer cet exploit en consécration, les Flamingos devront franchir un ultime obstacle : le Japon. Les Asiatiques ont obtenu leur qualification en éliminant la Corée du Nord, tenante du titre, au terme d’une demi-finale particulièrement disputée. Après un match nul (1-1), elles ont fait la différence lors de la séance des tirs au but, remportée 4-1.
Le rendez-vous entre les deux finalistes est programmé pour le samedi 7 novembre au Maroc. Cette confrontation mettra aux prises deux formations qui ont démontré leurs qualités tout au long du tournoi et qui chercheront à inscrire leur nom au palmarès de la compétition.
Pour le Nigeria, l’enjeu est immense : remporter le premier titre mondial de son histoire dans cette catégorie et offrir à l’Afrique un sacre inédit. Les Nigérianes ne sont donc plus qu’à une victoire d’un accomplissement majeur.
Quelle que soit l’issue de cette ultime rencontre, les Flamingos ont déjà réussi à faire entrer leur pays et le football féminin africain dans une nouvelle dimension. Leur parcours mérite d’être salué, tant pour la qualité du jeu proposé que pour la portée historique de cette qualification.