
Un appel d’offres national et international vient d’être lancé pour choisir le futur équipementier des sélections algériennes à partir de 2027.
La page pourrait bientôt se tourner entre la Fédération algérienne de football (FAF) et son partenaire historique Adidas. Alors que le contrat liant les deux parties court officiellement jusqu’au 31 décembre 2026, l’instance dirigeante du football algérien a décidé d’anticiper en publiant un appel d’offres destiné à désigner le prochain fournisseur des équipements des sélections nationales, masculines comme féminines. Cette démarche ne signifie pas forcément une rupture définitive, mais elle installe clairement un climat de mise en concurrence. Les candidats intéressés ont jusqu’au 30 avril pour déposer leurs propositions.
Une procédure qui rappelle étrangement celle initiée en 2022, à l’issue de laquelle la marque aux trois bandes avait finalement été reconduite contre toute attente, après des négociations jugées particulièrement avantageuses pour la fédération. À l’époque, l’équipe dirigeante avait réussi à renverser un rapport de force qui semblait défavorable. Le partenariat avait été prolongé avec des conditions financières et matérielles revues à la hausse, incluant des dotations en équipements, des apports financiers directs et des primes liées aux performances sportives. Des sources proches du dossier évoquaient alors un montant annuel oscillant entre deux et trois millions d’euros.
Associée au destin des Équipe d’Algérie de football depuis 2015, la firme allemande s’est inscrite dans la durée, devenant l’un des équipementiers les plus fidèles de l’histoire des Verts, derrière la société locale Sonitex qui avait habillé la sélection pendant douze ans à la fin du XXe siècle. Quoi qu’il advienne, Adidas accompagnera encore l’Algérie lors de la Coupe du monde de la FIFA 2026. Les maillots destinés à cette compétition planétaire sont déjà homologués et prêts à être portés.
Mais en coulisses, la FAF prépare déjà le terrain pour l’ère suivante, avec l’ambition évidente d’obtenir des conditions encore plus favorables. Dans ce jeu d’équilibre entre tradition, image de marque et intérêts financiers, le prochain choix dira beaucoup de la stratégie économique et sportive adoptée par la fédération pour les années à venir.