Dans un communiqué publié le 7 août 2026, le premier candidat à l’élection présidentielle de la Fédération internationale de football association (FIFA) prévue en mars 2027 a pris ses distances avec le soutien exprimé par le Dr Patrice Motsepe, président de la Confédération africaine de football (CAF), en faveur de la candidature du président sortant de la FIFA, Gianni Infantino. C’était au terme du Comité exécutif de la CAF tenu le 6 août 2026 à Rabat au Maroc. Selon le Dr Jean Crépin Soter Nyamsi, « les communiqués politiques ne sont pas de votes ».
« Le comité exécutif de la Confédération africaine de football a également réaffirmé à l’unanimité son soutien au président de la FIFA, Gianni Infantino et l’a remercié pour son appui constant au football africain au fil des années », précise le communiqué de la CAF publié le 6 août dernier à l’issue du comité exécutif (Comex) de cette instance faîtière du football africain. Suite à la diffusion de cette note, le Dr Nyamsi, candidat à l’élection de la FIFA de mars 2027, a critiqué la position du Dr Patrice Motsepe, président de la CAF, estimant que celle-ci vise à présenter un « soutien unanime des 54 fédérations africaines à la candidature du président sortant de la FIFA, Gianni Infantino » pour l’obtention d’un troisième mandat.
Ce soutien témoigne d’un manque de transparence. « Les motions d’alignement publiées suite aux réunions du directoire relèvent de la diplomatie de couloir et ne peuvent en aucun cas engager la volonté souveraine des 54 Fédérations membres. Dans une démocratie sportive, conformément aux statuts de la FIFA, l’élection du Président de l’instance faîtière se déroule lors du congrès électif, par un vote à l’isoloir. Aucune consigne émanant de la direction ne peut restreindre la liberté de vote des présidents de Fédérations », a souligné Dr Nyamsi.
Pourtant, dans sa profession de foi intitulée « FIFA Révolution », le candidat précise que « l’élection de 2027 ne se jouera pas sur des motions de soutien rédigées à huis clos, mais sur la conviction intime de ceux qui vivent et gèrent le football mondial ». À ce titre, l’universitaire « réaffirme son engagement auprès de chaque président de fédération en Afrique et dans le monde ».
Après avoir officialisé sa déclaration le 30 avril dernier, le Camerounais et le président actuel de la FIFA constituent pour le moment deux candidats. En coulisses, Victor Montagliani, président de la Concacaf, et Nasser Al-Khelaïfi, président du Paris Saint-Germain, seraient également en lice. Pour l’instant, Gianni apparaît comme le favori grâce au soutien qu’il recueille parmi les 211 fédérations membres de la FIFA.
Ayouba Nsangou