
La lourde défaite concédée face à la Suède (5-1) lors de son entrée en lice à la Coupe du monde 2026 pourrait coûter très cher à Sabri Lamouchi. Arrivé à la tête des Aigles de Carthage en janvier dernier, le technicien franco-tunisien serait tout proche d’être remercié par la Fédération tunisienne, selon plusieurs médias locaux.
L’aventure de Sabri Lamouchi sur le banc de la Tunisie pourrait prendre fin beaucoup plus tôt que prévu. À peine quelques mois après sa nomination, l’ancien international français se retrouve fragilisé par la gifle reçue contre la Suède (5-1) lors du premier match des Aigles de Carthage dans cette Coupe du monde 2026.
Selon plusieurs médias tunisiens, dont Mosaïque FM et Jawhara FM, les dirigeants de la Fédération tunisienne auraient tenu une réunion d’urgence au lendemain de cette débâcle. À l’issue de cette rencontre, la décision de mettre un terme aux fonctions du sélectionneur aurait été prise, même si aucune officialisation n’était encore intervenue.
Cette situation est l’aboutissement de plusieurs semaines de tensions autour du technicien de 54 ans. Avant même le début du Mondial, ses choix tactiques et sa gestion du groupe faisaient déjà débat. Les résultats enregistrés lors des matchs de préparation, notamment les revers face à l’Autriche (1-0) et à la Belgique (5-1), avaient alimenté les critiques et renforcé les doutes autour de sa capacité à redresser la sélection.
Face à la Suède, la Tunisie a rapidement montré ses limites, multipliant les erreurs défensives et affichant un manque de cohésion dans le jeu. Malgré une réduction du score avant la pause, les Aigles de Carthage n’ont jamais semblé en mesure d’inquiéter durablement leurs adversaires, qui ont largement dominé les débats.
Au terme de la rencontre, Sabri Lamouchi avait pourtant tenté de garder le cap, reconnaissant les nombreuses insuffisances de son équipe tout en appelant à une réaction lors du prochain rendez-vous face au Japon. Le sélectionneur avait insisté sur la nécessité de corriger les erreurs individuelles et de retrouver davantage d’équilibre entre les différentes lignes de jeu.
Mais ce discours pourrait finalement être son dernier à la tête de la sélection tunisienne. Plusieurs noms circulent déjà pour assurer la succession. Mondher Kebaïr, actuel directeur technique et membre du staff, apparaît comme le principal favori pour prendre les commandes de l’équipe à titre intérimaire. D’autres pistes, comme celle d’Anis Boujelbene, ont également été évoquées. Certains médias avancent même la possibilité d’un intérim provisoire assuré par l’ancien capitaine des Aigles de Carthage, Wahbi Khazri.
Si son départ est confirmé, Sabri Lamouchi quitterait son poste après seulement quelques mois de mandat et un seul match disputé dans cette Coupe du monde. Un scénario brutal qui témoigne de la crise traversée par la sélection tunisienne après l’une des plus lourdes défaites de son histoire en phase finale du Mondial.