
Le procès des supporters sénégalais au Maroc suite à la finale de la CAN est jugé équitable par l’Organisation marocaine des droits de l’Homme (OMDH), qui affirme que les garanties fondamentales et le respect de l’indépendance judiciaire ont été observés, avec un traitement équitable entre la défense et le ministère public.
Le rapport de l’OMDH, rendu public ce jeudi 12 mars, souligne que la juridiction a préservé son indépendance et son impartialité, assurant un traitement équilibré entre la défense et le ministère public. La présomption d’innocence a été observée, permettant aux accusés de répondre librement et de disposer d’un délai suffisant pour présenter leur version des faits pendant l’enquête.
La défense a bénéficié de tout le temps nécessaire pour exposer ses arguments, exercer son droit de réplique et réagir aux demandes du tribunal, sans interruption. Les reports enregistrés dans l’affaire ont été accordés afin de garantir l’assistance d’avocats et le temps suffisant pour préparer les plaidoiries.
L’ONG relève également la réactivité du tribunal face aux requêtes formulées par les parties. À titre d’exemple, la juridiction a accédé à une demande de la défense visant à permettre aux accusés de s’asseoir pendant l’audience, estimant que rester debout pouvait provoquer de la fatigue, d’autant plus que la séance du 19 février 2026 coïncidait avec le premier jour du Ramadan.
Le document mentionne également un incident survenu lors de l’audience du 5 février 2026, lorsqu’un des prévenus a présenté des signes de malaise. Le président de la séance a immédiatement ordonné l’intervention de la médecin de la clinique du tribunal, qui a pris en charge l’intéressé avant son transfert vers l’infirmerie de l’établissement à l’aide d’un fauteuil médical. Lors de cette audience, la défense était représentée par l’avocat Patrick Kabou.
Le rapport précise par ailleurs que les accusés, arrivés en détention et sous escorte sécuritaire conformément aux procédures en vigueur, ont vu leurs menottes retirées avant l’ouverture de l’audience et l’entrée de la formation judiciaire dans la salle.