
La rencontre retour entre l’Olympique de Safi et l’USM Alger, disputée le 19 avril 2026, a été fortement perturbée par des incidents en tribunes et sur la pelouse, causés par des fans algériens. Dans ce climat tendu, les Algériens ont validé leur qualification pour la finale au terme d’un match nul (1-1).
La demi-finale retour de la Coupe de la Confédération africaine entre l’Olympique de Safi et l’USM Alger restera marquée par de graves débordements survenus au stade El Massira. À quelques minutes du coup d’envoi, la pelouse a été envahie par des supporters algériens, provoquant un retard de plus d’une heure. Jets de projectiles, fumigènes et tensions généralisées ont contraint les forces de l’ordre à intervenir pour reprendre le contrôle de la situation.
Dans une ambiance particulièrement lourde, la rencontre a finalement pu se tenir. Après un match aller fermé à Alger (0-0), les deux équipes jouaient leur qualification sur ce second acte. L’USM Alger a su faire preuve de réalisme en ouvrant le score juste avant la pause. Ahmed Khaldi a transformé un penalty à la 45e minute, donnant un avantage précieux aux visiteurs.
Dos au mur, les Marocains ont réagi avec détermination au retour des vestiaires. Plus entreprenants, les joueurs de Safi ont multiplié les offensives jusqu’à parvenir à égaliser à la 75e minute grâce à Moussa Koné. Une réalisation qui a ravivé l’espoir dans les tribunes, sans pour autant inverser le cours de la qualification.
Malgré une fin de match engagée, l’Olympique de Safi n’a pas réussi à inscrire le but décisif. Avec ce score de 1-1, combiné au nul vierge du match aller, l’USM Alger décroche son billet pour la finale grâce à la règle des buts à l’extérieur. Le club algérien y retrouvera le Zamalek SC, tombeur du CR Belouizdad dans l’autre demi-finale.
Ces incidents rappellent d’autres épisodes récents de violences dans le football africain. Lors de la CAN 2025, des débordements similaires avaient déjà été constatés après l’élimination de l’Algérie face au Nigeria en quart de finale à Marrakech. La finale avait également été marquée par des actes de hooliganisme, soulignant une problématique persistante qui continue de ternir l’image du football sur le continent.
