
À quelques jours de son entrée en lice à la Coupe du monde 2026, le Maroc a conclu sa préparation sur un match nul (1-1) face à la Norvège, dimanche dans le New Jersey. Dominateurs durant la première période, les Lions de l’Atlas ont progressivement perdu le contrôle de la rencontre après la pause, laissant les Scandinaves revenir au score. Au-delà du résultat, les blessures de Noussair Mazraoui et d’Abde Ezzalzouli suscitent des inquiétudes dans les rangs marocains.
Pour cette ultime répétition générale avant le début du Mondial, le sélectionneur marocain avait aligné une équipe compétitive mêlant cadres expérimentés et jeunes talents. Parmi les nouveautés figurait notamment le jeune milieu Ayyoub Bouaddi, associé à plusieurs cadres de la sélection autour d’Achraf Hakimi, Brahim Diaz ou encore Azzedine Ounahi.
Portés par une importante colonie de supporters marocains présents dans les tribunes du Sports Illustrated Stadium, les Lions de l’Atlas ont rapidement imposé leur rythme. Très agressifs dans le pressing et efficaces dans les transitions offensives, ils ont mis en difficulté une équipe norvégienne pourtant proche de son onze type.
Cette domination a été récompensée dès les premières minutes grâce à Brahim Diaz. Profitant d’une récupération haute et d’une phase offensive rapidement menée, le meneur offensif marocain a trouvé le chemin des filets d’une frappe précise, permettant à son équipe de prendre l’avantage.
Des blessures qui assombrissent la soirée
Malgré leur supériorité dans le jeu, les Marocains n’ont pas réussi à faire le break avant la mi-temps. Plusieurs situations favorables auraient pu leur permettre d’alourdir le score, mais le manque d’efficacité dans le dernier geste a laissé la Norvège en vie.
La première période a également été marquée par deux coups durs. Noussair Mazraoui a dû quitter prématurément ses partenaires après avoir ressenti une gêne physique. Quelques minutes plus tard, Abde Ezzalzouli a lui aussi été contraint de céder sa place après un choc qui l’a laissé visiblement diminué. L’état de santé de l’ailier marocain sera particulièrement suivi dans les prochains jours à l’approche du tournoi mondial.
Une Norvège transformée après la pause
Au retour des vestiaires, le scénario de la rencontre a changé. Plus entreprenants et mieux organisés, les Norvégiens ont augmenté leur intensité et multiplié les offensives. Le gardien marocain Yassine Bounou a d’ailleurs dû intervenir à plusieurs reprises pour préserver l’avantage de son équipe.
Les nombreux changements effectués de part et d’autre ont ensuite modifié l’équilibre du match. Alors que le Maroc perdait progressivement en maîtrise collective, la Norvège gagnait en fraîcheur grâce à l’apport de ses remplaçants.
Cette montée en puissance a finalement été récompensée à un quart d’heure du terme. Après une action bien construite, Martin Ødegaard a conclu avec sang-froid pour remettre les deux équipes à égalité et récompenser les efforts scandinaves.
Des enseignements contrastés avant le Mondial
La fin de rencontre a confirmé les difficultés marocaines à conserver le même niveau d’intensité après les nombreux changements opérés. La Norvège s’est même procuré plusieurs situations dangereuses qui auraient pu lui permettre d’arracher la victoire.
Au coup de sifflet final, les deux sélections se quittent donc sur un partage des points qui reflète finalement la physionomie générale de la rencontre. Le Maroc peut retenir la qualité de sa première période, sa capacité à presser haut et l’influence de plusieurs de ses cadres offensifs. En revanche, la gestion de la seconde mi-temps et l’incertitude autour de certains joueurs blessés constituent des sujets de préoccupation avant le début de la compétition.
À quelques jours de son premier rendez-vous mondial face au Brésil, la sélection marocaine dispose encore de quelques ajustements à effectuer. Mais les enseignements tirés de cette rencontre devraient permettre au staff technique d’aborder le tournoi avec une vision plus claire des forces et des fragilités de son groupe.