
Le meeting japonais du Continental Tour a rendu son verdict dimanche, au terme d’une soirée où l’Afrique s’est illustrée au féminin. Sur les sept représentants africains engagés à Tokyo, seules deux victoires ont été enregistrées, et elles portent toutes la signature du Kenya.
Deux courses, deux démonstrations de maîtrise, dans un contexte pourtant réputé favorable aux athlètes locales. La première sensation est venue du 3000 m. À 19 ans, Janet Jepkoech a livré une prestation d’une maturité saisissante. Bien positionnée dès les premiers tours, la jeune Kényane a laissé la course se décanter avant de placer une accélération décisive dans le dernier kilomètre. Elle coupe la ligne en 8:39.24, nouveau record féminin de l’épreuve à Tokyo. Derrière elle, sa compatriote Caroline Kariba assure le doublé africain en 8:47.64. La Japonaise Mikuna Yada et la Néerlandaise Amina Maatoug ont tenté de suivre le rythme, sans succès.
Le 1500 m féminin a confirmé cette emprise kényane sur la piste. Purity Chepkirui a remporté une victoire au mental face à l’Américaine Shelby Houlihan. Les deux athlètes se sont livrées un duel serré jusqu’à la ligne, conclu en 4:16.11 pour Chepkirui contre 4:16.25 pour son adversaire. Une course tactique, disputée au millimètre, qui confirme la progression constante de la Kényane sur la distance.
Chez les hommes, la satisfaction africaine est venue du 400 m grâce au Zambien Muzala Samukonga. Auteur d’un solide 44.68, il échoue de peu derrière l’Américain Rai Benjamin, vainqueur de l’épreuve. Sur 3000 m masculin en revanche, les Africains n’ont pas pesé sur la hiérarchie. Le Kényan Victor Kimutai termine au pied du podium (7:42.44), juste devant l’Éthiopien Muse Gizachew (7:42.78), tandis que Richard Etir a été contraint à l’abandon.
Tokyo aura donc souri aux Kényanes, qui repartent avec les projecteurs et des repères solides pour la suite du circuit. Prochain arrêt du Continental Tour : Bydgoszcz, le 29 mai, pour confirmer cette dynamique.