
La saison 2026 de la Wanda Diamond League s’annonce comme le théâtre majeur de l’athlétisme mondial. De juin à septembre, 15 rendez-vous répartis sur quatre continents rythmeront l’année, dans un calendrier dépourvu de Jeux olympiques et de Championnats du monde.
Dans ce contexte, le Diamond Trophy devient la référence absolue. Et comme souvent, l’Afrique arrive avec une armada d’athlètes capables de transformer chaque étape en démonstration. Le coup d’envoi est prévu le 19 juin à Doha, après un décalage lié aux tensions géopolitiques régionales. Une attente supplémentaire qui n’a fait qu’aiguiser l’appétit des têtes d’affiche africaines, prêtes à imposer leur loi sur les pistes. Le Kenya débarque avec une densité impressionnante.
Sur 1 500 m, Faith Kipyegon reste la référence absolue. Triple championne olympique, recordwoman du monde, elle vise un nouveau règne sur la distance et nourrit toujours l’ambition symbolique de descendre sous les quatre minutes au mile. Dans les longues distances, Beatrice Chebet s’est installée comme une patronne incontestable après avoir franchi la barrière mythique des 14 minutes sur 5 000 m. Sa rivalité annoncée avec l’Éthiopienne Gudaf Tsegay promet des duels d’exception.
Le demi-fond court ne sera pas en reste. Emmanuel Wanyonyi et Mary Moraa incarnent la nouvelle domination kényane sur 800 m, alliant endurance, explosivité et sens tactique. Sur la ligne droite, Ferdinand Omanyala continue de porter les ambitions africaines sur 100 m, lui qui a déjà marqué l’histoire du sprint continental. Le Maroc comptera sur son joyau, Soufiane El Bakkali, double champion olympique du steeple, qui a brisé l’hégémonie kényane. L’étape de Rabat s’annonce comme un moment fort, où le public marocain attend une nouvelle démonstration de son héros.
L’Éthiopie, elle, avance avec une athlète capable de tout bouleverser : Gudaf Tsegay. Revenue à son meilleur niveau, elle demeure une menace sérieuse sur le mile comme sur les longues distances. Enfin, le Botswana mise sur l’éclat de sa nouvelle étoile, Letsile Tebogo. Champion olympique du 200 m, le jeune prodige incarne le renouveau du sprint africain et sera particulièrement surveillé lors des grandes étapes, notamment à Eugene.
La Diamond League 2026 s’annonce ainsi comme une fresque où l’Afrique ne jouera pas les seconds rôles. Elle en sera l’un des principaux moteurs, prête à transformer chaque course en affirmation de puissance.