Viol : le marocain Achraf Hakimi face à la justice pour un nouveau procès 

L’affaire judiciaire visant Achraf Hakimi franchit un cap décisif. Après près de trois années d’instruction, le magistrat en charge du dossier a décidé de renvoyer l’international marocain devant la cour criminelle des Hauts-de-Seine pour répondre d’accusations de viol. Une décision conforme aux réquisitions du parquet de Nanterre, qui ouvre désormais la voie à un procès sur le fond.

Le dossier judiciaire d’Achraf Hakimi s’ouvre à nouveau. Après plusieurs années d’enquête, la justice française estime que l’affaire doit désormais être examinée en audience. Les faits reprochés remontent à février 2023. Une jeune femme de 24 ans affirme avoir été victime d’une agression sexuelle au domicile du joueur, en région parisienne. Selon sa plainte, le contact initial aurait été établi via les réseaux sociaux avant une rencontre physique qui aurait dégénéré. L’enquête ouverte dans la foulée avait conduit à la mise en examen du défenseur du Paris Saint-Germain quelques semaines plus tard.

Publicités

Depuis le début de la procédure, Achraf Hakimi conteste fermement les accusations. Sa ligne de défense est constante. Il nie toute contrainte ou violence et soutient que les faits décrits ne correspondent pas à la réalité. Dans plusieurs prises de parole publiques, notamment sur le réseau social XC, il a affirmé attendre l’audience avec sérénité, convaincu que le débat judiciaire permettra de faire éclater sa vérité.

Selon Africa Sports. Org, le renvoi devant la cour criminelle ne constitue pas une condamnation. Il signifie que le juge estime les éléments réunis suffisamment sérieux pour justifier un examen contradictoire devant une juridiction de jugement. C’est désormais au tribunal de trancher, après confrontation des versions, analyse des expertises et audition des parties. La défense, assurée par Me Fanny Colin, a d’ores et déjà annoncé un recours contre l’ordonnance de renvoi. 

Publicités

L’avocate évoque des fragilités dans le dossier et conteste l’appréciation des charges retenues. Elle souligne également que certains actes d’enquête demandés par la défense n’auraient pas été menés à leur terme. Si l’appel est formé, la chambre de l’instruction devra confirmer ou infirmer la décision avant toute fixation de procès. En face, l’avocate de la plaignante, Me Rachel-Flore Pardo, parle d’un soulagement pour sa cliente. Après trois ans d’enquête, celle-ci estime que la tenue d’un procès représente une étape essentielle pour faire examiner publiquement les faits qu’elle dénonce.

Au-delà de l’aspect judiciaire, le dossier possède une forte dimension médiatique. Achraf Hakimi n’est pas un joueur ordinaire. Cadre du PSG, finaliste de la dernière Coupe d’Afrique des nations avec le Maroc, il fait partie des figures les plus visibles du football africain en Europe. Cette exposition renforce l’écho de l’affaire, sans toutefois modifier le principe fondamental de la présomption d’innocence dont il bénéficie.  À ce stade, aucune sanction sportive n’a été annoncée. En droit français, seule une condamnation définitive pourrait entraîner des conséquences pénales directes, même si l’impact sur l’image reste, lui, immédiat.

La cour criminelle devra examiner les éléments matériels, les expertises médico-légales éventuelles, les échanges numériques et la cohérence des déclarations. Le cœur du débat reposera sur la notion de consentement, point central dans les affaires de violences sexuelles. Aucune date d’audience n’a encore été communiquée. Le calendrier dépendra notamment de l’éventuel appel de la défense. Si la décision de renvoi est confirmée, le procès pourrait se tenir dans les prochains mois.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Copyright © 2025 AFRIK'SPORTSMAGAZINE | Politique de Confidentialité | Site refondu par : INSKPIRE