Alors que les organisateurs annonçaient le succès de la vente des billets à quelques jours du coup d’envoi de la 32è CAN qui se déroule actuellement au Maroc. La réalité observée en termes d’affluence dans les tribunes marocaines tranche avec l’annonce du million de tickets d’accès au stade déjà vendus dont s’en félicitait la CAF. Qu’est-ce qui justifie les apparents gradins clairsemés observés autour de la majorité des premières rencontres livrées dans cette CAN ?
Après un jour de trêve, la CAN est de retour sur nos petits écrans… et dans les stades marocains où les tribunes seront particulièrement observées. La faible affluence générale qui a été constatée est en effet l’un des rares points noirs de la première journée de la compétition. Sur les réseaux sociaux la question fait choux gras. Celle de savoir pourquoi les matchs de la CAN ne se déroulent pas dans des stades pleins, voire remplis à moitié. Si historiquement la question des stades vides n’est pas l’apanage de cette 32è édition, les Organisateurs (Maroc -CAF) vont devoir réagir.
Les coupables trouvés ?
Au rang des joutes ayant vu le plus grand nombre de spectateurs : Maroc-Comores (~60 180 spectateurs à Rabat), suivie de Cameroun-Gabon (~35 200 spectateurs à Agadir) qui a même drainé plus de foule au stade que les rencontres qui concernaient directement les pays voisins de l’hôte. Pourtant plusieurs de ces matchs (de la première journée donc) étaient annoncés « sold out ». Les observateurs que nous avons interrogés sur la question pointent du doigt le marché noir comme principal facteur. En effet, dès la mise en vente (en ligne) des tickets et malgré les dispositions mises en place, des revendeurs ont réussi à s’arroger des centaines de billets dans le but de les refourguer à des coûts 5 à 10 voire 20 fois plus chers que les prix d’achat connus officiellement. A côté de ce fléau, d’autres facteurs en jeu suffisent à décourager les personnes à assister aux rencontres : la situation géographique des stades construits en périphérie, les conditions climatiques comme on voit certains matchs de cette CAN se dérouler sous la pluie dans des stades non-couverts, mais aussi la digitalisation du processus d’obtention des tickets qui n’est pas des plus simples.

Accès gratuit
Pour préserver la belle ambiance de la fête, les autorités marocaines en accord avec la CAF ont misé sur la gratuité. Comme observé en marge de plusieurs matchs, les portes des stades s’ouvraient au public environ 20 minutes après le coup d’envoi des rencontres.
Hamiss Mba Amadou