
La Coupe d’Afrique des Nations féminine 2026 approche et le Cameroun affine ses certitudes. Parmi les choix forts opérés pour ce rendez-vous continental prévu du 17 mars au 4 avril au Maroc, la convocation d’Inès Michaely Bihina attire l’attention.
La gardienne Inès Michaely, récemment intégrée à l’effectif féminin du SL Benfica, fera son retour en sélection avec un statut renforcé et une mission de stabiliser l’arrière-garde tout en participant activement à la construction du jeu. À Lisbonne, selon les informations fournies par « Sport and culture Network » l’annonce a été accueillie avec satisfaction. Le club portugais voit dans cette convocation la reconnaissance du travail accompli depuis son arrivée.
Le football féminin africain évolue rapidement. Les sélections structurent davantage leur jeu, affinent leur pressing et accordent une importance croissante à la première relance. Dans ce contexte, le poste de gardienne ne se limite plus à la seule protection de la ligne de but. Il devient un point d’ancrage tactique.
Inès Michaely incarne cette mutation. À Benfica, elle évolue dans un système où la sortie de balle est une séquence travaillée, répétée, assumée. À l’aise au pied, capable de jouer court sous pression comme d’allonger pour renverser le bloc adverse, elle offre une alternative précieuse face aux équipes qui exercent un pressing haut.
Pour les Lionnes Indomptables, cet atout peut s’avérer déterminant. Face au Mali le 18 mars, au Ghana le 21 mars et au Cap-Vert le 24 mars, la maîtrise des premières phases de relance sera essentielle pour éviter les pertes dangereuses dans les zones sensibles. Absente lors de la précédente CAN, la gardienne camerounaise aborde cette édition avec une motivation particulière.
Son adaptation rapide au championnat portugais témoigne d’une capacité à assimiler des exigences tactiques élevées. Dans les séances spécifiques, elle s’est distinguée par son intensité et sa lecture du jeu. Des éléments qui pèsent lourd à l’approche d’une compétition courte, où chaque erreur peut coûter cher. La CAN 2026 se disputera à Rabat, Casablanca et Fès, dans un environnement qui promet intensité et pression. Le Cameroun ne part pas favori absolu, mais reste une nation respectée sur le continent. Pour franchir un cap, il faudra conjuguer discipline tactique et efficacité offensive.
La stabilité au poste de gardienne peut constituer un facteur déterminant dans cette quête. Une équipe qui construit sereinement depuis l’arrière gagne en confiance. Une défense rassurée ose jouer plus haut. Un bloc compact réduit les distances et facilite les transitions offensives. Dans ce schéma, Inès Michaely pourrait être bien plus qu’une dernière rempart. Elle pourrait devenir la première relayeuse, celle qui initie le mouvement et impose le tempo.
La CAN révélera si ce pari portera ses fruits. Mais une chose est certaine, le Cameroun récupère une gardienne formée aux standards européens, capable d’influencer le jeu bien au-delà de sa surface. Dans un tournoi où les marges sont fines, cela peut faire toute la différence.