
Chaque prise de parole de la CAF est observée de près depuis quelques jours. Après la décision de l’organisation régente du football africain de décerner la CAN au Maroc, chaque décision est commentée. Ce dimanche 29 mars, un comité exécutif de la CAF se tient au Caire.
En amont de ce Comex, Véron Mosengo-Omba, secrétaire général de l’instance faîtière du football africain, a annoncé son départ dans une lettre où il se dit serein de laisser derrière lui une CAF prospère « comme jamais ». Après sa “démission”, le Nigérian, Samson Adamu a été nommé secrétaire général de la CAF par intérim.
Avant cette nomination, Samson Adamu occupait le poste stratégique de Directeur des Compétitions de la CAF depuis plusieurs années. À ce titre, il était responsable de la gestion et de la planification de tournois majeurs comme la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), la Ligue des Champions de la CAF et l’African Football League. Cette capacité à fédérer et à gérer des situations de crise a sans doute pesé dans la décision de lui confier les rênes administratives de la CAF, même à titre intérimaire. Dans un contexte où l’institution cherche à stabiliser sa gouvernance, son profil apparaît comme un gage de continuité.
Selon les sources bien introduites, sa mission principale est donc d’assurer la gestion quotidienne de la CAF en attendant la tenue de la prochaine Assemblée générale, qui devra statuer sur la nomination d’un secrétaire général permanent.
Nous demandons pourquoi elle est censée durer jusqu’au prochain Comex ? Est-ce pour que la FIFA puisse une fois de plus nous imposer un autre nom et garder la main sur un continent dont elle se joue depuis 2017 ? – Un nom pour lequel on faisait déjà pression en coulisses ? Celui de Gelson Fernandez ? L’ancien international Suisse, qui n’est capverdien que de nom.
Il est grand temps que la CAF retrouve son autonomie, et il est grand temps que nous célébrions le talent et les compétences africains avec quelqu’un qui, à ce jour, s’est montré exemplaire, qui maîtrise parfaitement l’institution, qui est respecté par toutes les parties, y compris ses collègues, et qui connaît bien les défis auxquels la CAF est confrontée. Samsun Adamu mérite d’être confirmé au poste de secrétaire général de la CAF dans les plus brefs délais, et nous devrions dissiper tout doute à ce sujet, car cela ne rassure pas les partenaires économiques à un moment où la CAF traverse la plus profonde crise de gouvernance de son histoire et où l’image de l’institution a besoin d’être redorée.