
Le rideau est tombé sur la Conférence Kalahari de la Basketball Africa League, au terme d’une séquence haletante disputée à Pretoria. Cette ultime journée a figé le classement et livré l’identité des quatre formations appelées à poursuivre l’aventure vers les phases finales prévues à Kigali.
Dans une atmosphère lourde d’enjeux, chaque possession a pesé. Les RSSB Tigers ont confirmé leur statut en bouclant la phase régulière sans la moindre défaite. Maîtrise du tempo, discipline tactique et constance dans l’effort, la formation rwandaise a imposé sa loi du début à la fin, envoyant un message clair à ses futurs adversaires. Derrière ce leader intraitable, la hiérarchie a longtemps vacillé. Les Al Ahly Libya, d’abord discrets, ont signé la remontée la plus spectaculaire du tournoi.
Portés par une défense retrouvée et une meilleure sélection de tirs dans les moments décisifs, les Libyens ont arraché la deuxième place au terme d’un sprint final parfaitement maîtrisé. L’expérience a, elle aussi, parlé. Les Petro de Luanda ont assuré l’essentiel grâce à leur vécu des grandes joutes africaines. Sans briller à chaque sortie, les Angolais ont su gérer la pression et capitaliser sur les temps forts pour sécuriser leur qualification. Dans leur sillage, Dar City a résisté aux turbulences d’une fin de phase régulière tendue pour valider le dernier ticket.
Au-delà de l’intensité sur le parquet, cette étape sud-africaine a proposé une parenthèse humaine singulière. Les équipes ont partagé une sortie safari, favorisant les échanges hors compétition, tandis qu’une démonstration de basketball en fauteuil roulant a rappelé la vocation inclusive du sport et suscité un moment d’émotion unanimement salué. Au terme de cette Conférence Kalahari, quatre noms se détachent donc pour la suite : RSSB Tigers, Al Ahly Libya, Petro de Luanda et Dar City.
Cap désormais sur Kigali pour les playoffs, avec la promesse d’affiches relevées. La dynamique est lancée, et l’attention se tourne déjà vers la prochaine étape du calendrier : la Conférence du Sahara, qui viendra compléter le tableau des prétendants au titre continental.