
Au Stade de la Réunification de Bepanda, les clubs camerounais se retrouvent pour une journée dense, entre détection de talents et quête de performances qualificatives.
Après un premier rendez-vous qui a lancé la saison du côté de Yaoundé, le circuit national interclubs pose ses pointes à Douala. Le temps d’un week-end, la capitale économique devient l’épicentre de l’athlétisme camerounais, avec une deuxième journée qui s’annonce aussi technique que spectaculaire. Sur la piste et dans les aires de concours, toutes les catégories sont convoquées. Des plus jeunes aux seniors, chez les dames comme chez les messieurs.
Le programme, particulièrement fourni, épouse toute la diversité de la discipline. Les épreuves de vitesse (100 m, 200 m, 400 m) devraient offrir leurs traditionnelles explications musclées, tandis que les concours de sauts et de lancers promettent des duels de haute intensité. Longueur, hauteur, poids, disque, javelot. Chaque spécialité aura son moment de vérité, sous le regard des encadreurs venus jauger l’état de forme de leurs athlètes.
Parmi les athlètes à suivre, plusieurs noms circulent avec insistance dans les travées. La locale Josée Amoussou sur 400 m dames, ainsi qu’Evariste Nana et Sidick Tetndap sur le tour de piste masculin, figurent dans la liste des prétendants aux premières places. Mais l’attention se portera aussi vers les aires de saut, où certains compétiteurs nourrissent des objectifs bien plus larges que le simple podium du jour.
C’est le cas de Steve Zo’o, déterminé à convertir sa préparation en médaille. Une ambition partagée par de jeunes profils en pleine ascension, dont Fredy Oyono Oyono, présenté par de nombreux observateurs comme l’un des hommes forts de cette étape.
Spécialiste des sauts, Fredy Oyono Oyono arrive à Douala avec un statut particulier. Issu d’une famille de sportifs, sa mère étant entraîneur national des épreuves combinées, il a déjà marqué les esprits lors de la précédente journée en réalisant 7,12 m au saut en longueur, une performance qui lui a permis d’atteindre les minima internes.
Le sauteur vise désormais les standards qualificatifs pour les grandes échéances internationales à venir, avec des marques exigeantes à atteindre dans les prochaines semaines. Habitué des podiums nationaux, triple champion du Cameroun en hauteur ces dernières années et auteur d’un saut à 2,10 m remarqué lors d’un Grand Prix continental à Yaoundé, il incarne cette génération capable de briller sur plusieurs tableaux.