Alors que l’assemblée générale de la Fédération camerounaise de luttes et disciplines associées (Fecaluttes) s’apprête à élire demain 18 juillet le nouvel exécutif, le président actuel, Isaac Mpia Endjam, a publié un communiqué ce vendredi. Dans ce document, il qualifie ce processus de renouvellement des organes dirigeants d’« irrégulier et dénué de tout fondement légal ».
« Ce processus, que la Fédération considère comme irrégulier et dénué de tout fondement légal, aurait déjà donné lieu à des assemblées électives dans certaines régions du pays, notamment le Centre, le Littoral, le Sud, l’Est et l’Adamaoua. Une assemblée générale élective est également annoncée pour le samedi 18 juillet 2026 à Yaoundé, avec pour objectif affiché de remettre en cause la légitimité de l’actuel exécutif conduit par Monsieur Isaac Mpia Endjam », précise le communiqué de l’actuel président.
En dépit de cette dénonciation, le candidat à l’assemblée générale de demain, Me Paulin Djorwé, souhaite insuffler une nouvelle dynamique. « Ma candidature est celle du nouveau, de l’unité, de la bonne gouvernance et des résultats. Elle est motivée par une seule ambition : redonner à la lutte camerounaise la place qu’elle mérite sur les scènes nationale, africaine et internationale », mentionne-t-il sur sa profession de foi. Comme lui, un autre candidat est en lice. Parallèlement, l’exécutif actuel exprime son étonnement face à ce processus électoral lancé sans l’accord de la tutelle. « La Fecaluttes tient à préciser qu’à ce jour, elle n’a reçu aucune correspondance officielle du ministère des Sports et de l’Education physique relative à l’ouverture ou à l’organisation d’un quelconque processus électoral », souligne Isaac Mpia.
Selon Isaac Mpia, cet imbroglio résulte du fait que « depuis l’assemblée générale élective de 2023, certains membres n’ayant pas accepté les résultats issus des urnes se sont constitués en un groupe dissident communément désigné sous l’appellation de groupe des deux tiers ». Ces individus parviennent à « bloquer », entre autres, les activités fédérales dans certaines régions. Devant cette situation, le président en exercice sollicite l’intervention des autorités compétentes afin d’interdire ce processus « illégal ».
Ayouba Nsangou