
Malgré une prestation convaincante et de nombreuses occasions, la Côte d’Ivoire s’est inclinée 2-1 face à la Norvège, mardi 30 juin à Arlington, en seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026. Les Éléphants quittent la compétition avec des regrets, tandis que les Scandinaves défieront le Brésil en huitièmes de finale.
Dominer n’est pas marquer. Le duel entre deux outsiders ambitieux a rapidement offert un match rythmé. Si Erling Haaland se procurait la première occasion de la tête dès la 3e minute, les Ivoiriens prenaient progressivement le contrôle des débats grâce à Franck Kessié, Nicolas Pépé et Oumar Diomandé. Très entreprenant sur son côté gauche, Ghislain Konan trouvait même le petit filet après un beau mouvement individuel à la 21e minute. Quelques minutes plus tard, Pépé manquait l’ouverture du score après un centre dangereux de Diomandé.
Mais alors que les Éléphants semblaient proches de faire craquer la Norvège, le talent d’Antonio Nusa faisait basculer la rencontre. Servi par Martin Ødegaard, le jeune ailier éliminait son défenseur avant d’enrouler une frappe somptueuse dans la lucarne pour ouvrir le score à la 39e minute. Au retour des vestiaires, les hommes d’Emerse Faé continuaient de dominer. Les occasions se multipliaient, mais les défenseurs norvégiens et le gardien Ørjan Nyland repoussaient toutes les tentatives ivoiriennes.
La récompense arrivait finalement à la 74e minute. Après un une-deux avec Pépé, Amad Diallo effaçait deux défenseurs avant de conclure à bout portant pour égaliser. Les Éléphants semblaient alors en mesure de renverser le match, mais la Norvège possédait l’arme fatale. À la 86e minute, Patrick Berg lançait parfaitement Haaland dans la profondeur. L’attaquant de Manchester City ne tremblait pas et inscrivait son cinquième but du tournoi.
Dans le temps additionnel, Nyland sauvait définitivement les siens en détournant un coup franc d’Amad Diallo. Cruelle élimination pour la Côte d’Ivoire, qui disputait son premier match à élimination directe en Coupe du monde. Les Éléphants sortent avec des motifs d’espoir dans le jeu, mais aussi une leçon majeure : à ce niveau, la maîtrise ne suffit pas, il faut convertir ses occasions.
La prochaine grande quête est déjà dessinée : revenir plus fort dans quatre ans, lors de la deuxième Coupe du monde organisée sur le continent africain.