
Avant que les meilleures jeunes basketteuses du continent ne se retrouvent à Abidjan en août prochain, l’histoire récente de l’AfroBasket U18 rappelle que cette compétition a souvent servi de tremplin à des joueuses devenues des références du basketball africain. Retour sur cinq parcours qui illustrent la richesse du vivier continental.
Tous les grands tournois possèdent leurs révélations. L’AfroBasket féminin U18 ne fait pas exception. Au fil des éditions, cette compétition a permis de mettre en lumière des talents qui, quelques années plus tard, se sont imposés dans les championnats professionnels ou au sein de leurs équipes nationales. Derrière chaque trophée de meilleure joueuse se cache souvent le début d’une carrière prometteuse. Le Mali en est l’exemple le plus frappant. Depuis plusieurs années, la sélection malienne domine les catégories de jeunes grâce à un travail de formation reconnu sur le continent. Cette suprématie s’est traduite par l’émergence de joueuses capables de faire la différence dans les moments décisifs.
La dernière en date est Oummou Koumare. Lors de l’édition 2024 organisée à Pretoria, elle a porté les siennes jusqu’au titre avec une prestation exceptionnelle en finale contre le Nigeria, ponctuée de 31 points. Deux ans auparavant, Maimouna Haidara avait déjà marqué les esprits par sa capacité à cumuler les performances offensives et défensives, guidant le Mali vers un nouveau sacre continental. L’Égypte n’est pas en reste. En 2020, Yara Hussein avait confirmé tout son potentiel grâce à une régularité impressionnante durant la compétition.
Avant elle, Meral Abdelgawad s’était distinguée devant son public en 2016, offrant à son pays une joueuse capable de s’imposer parmi les meilleures du tournoi. Entre ces deux générations, Assetou Sissoko avait également laissé son empreinte en 2018. Sa capacité à porter l’attaque malienne avait largement contribué à un nouveau titre continental, confirmant la domination de son pays dans cette catégorie. Si la distinction de MVP récompense une performance individuelle, elle constitue surtout un indicateur du potentiel de ces jeunes basketteuses.
Plusieurs anciennes lauréates évoluent aujourd’hui au plus haut niveau, tandis que d’autres, comme Djeneba Ndiaye, Yacine Diop ou Reem Osama, ont confirmé tout leur talent après leur passage chez les U18. L’édition 2026, qui se déroulera en Côte d’Ivoire, offrira à une nouvelle génération l’opportunité de se révéler. Au-delà du trophée continental, les participantes joueront aussi pour inscrire leur nom dans une liste devenue synonyme d’avenir prometteur pour le basketball féminin africain.