Égypte : derrière Ziko, Trezeguet ou Dunga, l’histoire singulière des surnoms des Pharaons

L’Égypte poursuit son rêve mondialiste. Portés par un public exceptionnel et par un Mohamed Salah inspiré, les Pharaons ont renversé une situation compromise face à la Nouvelle Zélande (3-1) pour s’offrir une victoire précieuse dans cette Coupe du monde 2026, ce lundi 22 juin. Mais au-delà des performances sportives, une curiosité intrigue de nombreux observateurs : pourquoi plusieurs internationaux égyptiens portent-ils des surnoms empruntés à des légendes du football mondial ?

Une tradition profondément ancrée dans le football égyptien

Dans le football égyptien, les surnoms occupent une place particulière. Depuis plusieurs décennies, il est fréquent que les jeunes joueurs soient baptisés en référence à des stars internationales dont ils reproduisent le style de jeu, les gestes techniques ou simplement l’apparence physique.

Cette habitude est née dans les quartiers populaires, les centres de formation et les terrains de rue, où les comparaisons avec les grandes figures du football mondial servent souvent de marque de reconnaissance et de motivation.

Ainsi, certains joueurs ont conservé toute leur carrière des surnoms hérités de leur enfance, parfois au point que le grand public ignore leur véritable identité.

Trezeguet, l’héritier d’une star française

L’exemple le plus connu reste celui de Mahmoud Hassan, plus célèbre sous le nom de « Trezeguet ». L’ailier égyptien doit ce surnom à sa ressemblance footballistique avec l’ancien attaquant franco-argentin David Trezeguet.

Jeune, son sens du but et sa présence offensive avaient conduit ses entraîneurs à l’associer à l’ancienne vedette de la Juventus FC. Le surnom est resté et a fini par dépasser son nom civil dans les médias et auprès des supporters.

Ziko, l’hommage au génie brésilien

D’autres joueurs ont hérité de références encore plus anciennes. Le surnom « Ziko » renvoie directement à Zico, l’un des plus grands meneurs de jeu de l’histoire du football brésilien.

Dans de nombreux pays africains, les talents créatifs et techniques ont souvent été comparés à l’ancienne gloire de la Seleção. En Égypte, plusieurs joueurs ont ainsi porté ce surnom au fil des générations.

Dunga, la référence au guerrier du milieu

Même logique pour « Dunga », emprunté à Dunga, célèbre pour son leadership, sa combativité et son sens du sacrifice au milieu de terrain.

Un joueur égyptien réputé pour son agressivité positive, sa discipline tactique ou son rôle de récupérateur peut facilement se voir attribuer ce surnom par ses coéquipiers ou ses entraîneurs.

Une équipe portée par un peuple tout entier

Au-delà de ces anecdotes, les Pharaons continuent d’écrire leur histoire dans cette Coupe du monde 2026. Menée à la pause lors de sa dernière rencontre, la sélection égyptienne a su trouver les ressources nécessaires pour renverser la situation et s’imposer devant un public acquis à sa cause.

Dans les tribunes, les milliers de supporters vêtus de rouge ont transformé le stade en véritable annexe du Caire. Une ferveur qui n’a pas échappé au capitaine Mohamed Salah.

« On a l’impression de jouer en Égypte. Tout le monde est heureux et enthousiaste. L’ambiance est incroyable », a confié l’attaquant après la rencontre.

Portée par son leader emblématique et par un soutien populaire exceptionnel, l’Égypte se rapproche désormais d’un exploit inédit : atteindre pour la première fois de son histoire la phase à élimination directe d’une Coupe du monde.

Une nouvelle page pourrait bientôt s’écrire pour les Pharaons, dont les héros continuent de faire vibrer tout un peuple, qu’ils s’appellent Salah, Trezeguet, Ziko ou Dunga.

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