
Patrice Motsepe, président de la CAF, a réagi au verdict du Jury d’appel concernant la finale de la CAN 2025, confirmant le Maroc comme vainqueur face au Sénégal. Il a défendu l’indépendance de l’instance judiciaire, soulignant l’importance du respect de ses décisions et l’engagement de la CAF pour l’intégrité et la transparence.
«J’ai déjà exprimé ma profonde déception concernant les incidents», a d’abord lancé le dirigeant. «Ce qui s’est produit a miné les efforts fournis par la CAF durant de longues années pour assurer l’intégrité, le respect, l’équité, la crédibilité et la bonne gouvernance de nos matchs», a ajouté Motsepe.
«Quand je suis devenu président, mon souci était de lutter contre la partialité, les suspicions et le manque de respect envers les arbitres», a poursuivi le Sud-Africain. «Il subsiste encore des doutes chez certains, et c’est un héritage. Nous continuons à traiter ces sujets. C’est important», a insisté Motsepe.
«En choisissant les membres de nos commissions, nous invitons les représentants de nos six zones à nous soumettre les noms de juges respectables. Il est essentiel que les décisions des commissions de discipline et d’appel soient perçues avec respect. Elles regroupent les meilleurs juges du continent», a-t-il poursuivi.
Sans revenir sur le fond, le président de l’instance faîtière du football africain a tenu à souligner la rigueur des mécanisme interne de la Caf, évoquant des organes composés le profils reconnus et appelés à statuer en toute impartialité:
La Commission d’appel, qui a statué mardi, est composée de la présidente, la Nigériane Roli Daibo Harriman, du vice-président, le Cap-verdien Faustino Varela Monteiro, ainsi que de plusieurs membres: le Tunisien Moez Ben Tahar Nasri, le Togolais Espoir Asogbavi Komlan, le Malawite Masauko Timothy Msungama, le Namibien Moses Ikanqa, le Mauritanien Hamoud T’feil Bowbe, le Djiboutien Mohamed Robleh Djama et le Congolais Lubamba Ngimbi Hector.
«Nous sommes pleinement engagés dans l’implémentation des meilleures pratiques. Ce sont des personnes intègres et expérimentées. L’impartialité se reflète notamment dans la différence entre les deux jugements», a ajouté Motsepe, la Commission d’appel ayant effectivement modifié la décision initiale.
«On me dit que le Sénégal va faire appel. Chacune de nos associations membres a le droit de saisir les différentes instances, y compris au plus haut niveau. Nous respecterons toutes les décisions», a poursuivi Motsepe, assurant que «pas un seul pays ne sera traité de manière privilégiée ou avantagé».
«Nous prenons très au sérieux les événements de la finale et nous travaillons à corriger les défaillances et améliorer ce qui doit l’être», a-t-il conclu.