EntretienUne

Judo-Côte d’Ivoire: Renouvellement du bureau à la fédération de Judo.

La Fédération Ivoirienne de Judo et Disciplines Assimilées (FIJDA), renouvelle son bureau exécutif ce samedi 26 septembre 2020 au Comité National Olympique à Abidjan.

Candidat à la succession du Président sortant Angbo Issac, le Candidat Dabonné Seydou a accordé un entretien à Afrik’Sports magazine et présente ici les principaux axes de son mandat.

Afriksports Magazine : M. le Président comment allez-vous en cette semaine cruciale qui aboutira à l’élection du Président de la Fédération Ivoirienne de Judo ?

Dabonné Seydou : Je vais très bien. Je suis un peu tendu, en même temps, je suis candidat et aussi le chargé de l’organisation des grands événements au sein de la fédération.

Afriksports Magazine : Parlez-nous un peu de votre arrivée dans le milieu du judo.

Dabonné Seydou : J’ai connu le Judo à travers mes enfants. C’est un ami qui m’a demandé d’inscrire mes enfants au Judo et je les ai inscrits. C’est à force de côtoyer le milieu que je me suis inscrit à mon tour et commencé à le pratiquer. J’y ai découvert beaucoup de vertus pour le bien-être de ma famille et je me suis beaucoup investie dans cette discipline. Par la suite, j’ai monté un club avant d’arriver à la fédération.

Afriksports Magazine : Quel regard faites-vous sur la qualité du Judo ivoirien ?

Dabonné Seydou : Ça fait 14 ans que j’exerce au niveau de la fédération auprès du Président Angbo Issac. Certains vous diront que ça ne marche pas, nous, on dira que ça marche. Parce qu’il y’a ce que l’Etat de Côte d’Ivoire gagne et ce que la fédération gagne. La fédération peut détecter et former les athlètes, mettre en place une politique ou on va permettre aux jeunes d’atteindre un certain niveau, là ou il y’a problème, je pense, c’est qu’on n’arrive pas à se mettre en phase avec le ministère. Au niveau de la formation, pour un enfant qui veut être champion, il doit commencer à l’âge de 8 ans, ce qui prendra pratiquement 12 ans, pour atteindre un bon niveau formation. Ainsi, il aura les capacités techniques d’être champion. À 20 ans, l’enfant est déjà à l’Université, et on ne peut pas lui demander de rester à la maison avec deux séances d’entraînements par jour, donc c’est très dur pour être un champion. Il faut donc faire un choix, soit cet enfant continue son cursus scolaire ou bien l’enfant abandonne ses études pour devenir champion, c’est dans ce dilemme que nous somme. C’est à ce moment que nous avons besoin de l’Etat de Côte d’Ivoire.

Afriksports Magazine : Que comptez-vous apporter de plus au Judo Ivoirien afin de promouvoir cette discipline et attirer plus de pratiquants ?

Dabonné Seydou : Nous avons 32 clubs sur 52 exactement, soit 60% des clubs qui ont moins de 3 ans. Les clubs de judo en Côte d’Ivoire ont une grande instabilité. Les clubs qui sont installés depuis plus de 3 ans pour former les athlètes sont rares. Les clubs n’arrivent plus à avoir de salles et cela joue sur la formation des enfants. La plupart des clubs de Judo sont installés dans les écoles primaires et du jour au lendemain, on peut leur interdire les salles pour la pratique de la discipline. La plupart des clubs de Judo n’ont pas de salles et sièges. Je soliciterais  les différents maires de Côte d’Ivoire pour nous accorder des salles pour la pratique du Judo et les autres arts martiaux. Ainsi, ses salle seront équipées par la fédération et le Club appartiendra à la municipalité. Par la suite le travail sera bien fait.

Afriksports Magazine : Que comptez-vous faire pour améliorer les résultats du Judo ivoirien sur le plan continental et mondial ?

Dabonné Seydou : Il faut résoudre le problème de salle pour pouvoir détecter et former les athlètes pour être des champions sur le plan continental et mondial. Il ne suffit pas d’avoir 3 ou 4 athlètes sur le plan international. Dans un premier temps, il faut une assise nationale avec des clubs qui sont installés dans la durée, structurés dans les mairies ou les entreprises, c’est à partir de ce moment que vous verrez tous les quatre ans de nouveaux judokas en qualité et en quantité, car ils ont eu le temps d’être formés. C’est ses athlètes qu’on pourra envoyer à l’international. Si on met le budget sur 2 ou 3 athlètes, et  qu’ un se blesse alors le budget  tombe à l’eau, car derrière, il y’a aucun autre athlète et nous recommencerons tout à zéro.

Les grands axes de mon programme sont simples:

  • Structurer les clubs,
  • Développer le judo au niveau Universitaire et scolaire.
  • Développer le judo au niveau des corporations à savoir la gendarmerie, la police, les militaires
  • Promouvoir le judo pour tous (amené les personnes du 3e âge, les femmes, les hommes et les enfants à  pratiquer du Judo).
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